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Introduction


Pour se développer, l'entreprise se fixe des axes de progrès et des objectifs à atteindre. La réactivité face au changement est au cœur de sa performance. L'informatique a une part importante dans le potentiel d'organisation de l'entreprise. Ainsi l'informatique est au service de l'entreprise et doit suivre sa stratégie. Les entreprises se trouvent dans un contexte où elles font évoluer leur système d'information. Pour des raisons structurelles, comme des nouveaux besoins, la compétitivité ou la réduction des coûts, le système d'information prend une place de plus en plus stratégique. Pour des raisons conjoncturelles comme l'an 2000 , l'Euro ou de nouvelles réglementations, certains applicatifs doivent être révisés ou modifiés. Enfin pour des raisons technologiques comme des migrations ou des besoins de nouvelles performances, le système informatique va changer.

Consciente des développements qu'elle va engager pour son système d'information, l'entreprise souhaite maîtriser ses nouveaux projets. La grande difficulté est d'évaluer l'ampleur d'un projet. L'informatique est encore jeune, d'autres secteurs d'activité comme les travaux publics sont en mesure d'appréhender avec un certaine finesse les difficultés de réalisation d'un ouvrage. Ainsi, en fonction du terrain, du type de matériaux utilisés, les ingénieurs sont capables de réaliser des plannings précis. Les ratios de productivité sont calculés à partir de l'expérience des chantiers passés et des rendements des engins qui sont souvent réajustés. Face à la réalité du terrain et aux impondérables, cette vision planifiée du chantier permet d'engager les meilleures orientations stratégiques.

En informatique, encore beaucoup de projets avortent. La maîtrise des coûts, des délais et de la qualité fait partie des principaux objectifs de la conduite de projet. En comparaison au monde des travaux publics, l'informatique doit pouvoir utiliser des outils de métrique de productivité. S'offrent à elle deux métriques relativement répandues qui peuvent lui permettre de mesurer la taille d'une application : le nombre de lignes de code et le nombre de points de fonction. Or en phase d'étude préalable d'une application, peu d'éléments sont déjà connus. Ce sont principalement des concepts qui sont manipulés. C'est à ce niveau que la méthode des points de fonction intéresse le plus les entreprises. La méthode des points de fonction peut rapidement être définie par la mesure de la complexité des fonctionnalités d'une application. Le résultat de cette mesure est un poids, un nombre de points de fonction.

Cette thèse professionnelle s'appuie sur des expériences de comptage de points de fonction au sein de la SNCF. Rattaché à la Direction du Pilotage du Système d'Information et des Télécommunications, il m'a été possible par une approche transverse du système d'information, d'évaluer des projets à des phases et dans des contextes différents. J'ai ainsi pu orienté mon travail à partir des résultats de l'IFPUG (International Function Points Users Group) et d'autres groupes de travail qui ont pu s'intéresser aux métriques informatiques comme par exemple le Cigref. Après une présentation technique de la méthode des points de fonction, il sera montré en quoi une mesure de la productivité peut intéresser une entreprise dans ses développements informatiques et en quoi elle contribue aux prises de décisions stratégiques par le passage du nombre de points de fonction à la charge et son intégration dans la conduite du projet.

Dernière modification, le 11/07/2006