Préparation d'un radier
Ce
fut une des premières tâches qui m'a été confiée. J'ai d'abord
travaillé sur le chantier du dégazeur qui devait être livré deux
jours plus tard. Quand je suis arrivé sur le chantier quelques
massifs sortaient du sol. Des fûts y étaient ancrés, ils attendaient
les charpentes métalliques. Tout autour le sable avait été terrassé
et tassé. Nous pouvions commencer le travail préparatoire avant
de couler le béton. J'ai donc étendu un film plastique sur toute
la surface à bétonner afin d'assurer l'étanchéité. Puis nous avons
placé de façon régulière des gouttières en plastique de quelques
centimètres de hauteur pour relever le treillis métallique afin
que le béton puisse s'étendre en dessous. Il y avait deux types
de treillis, d'épaisseurs différentes, correspondants aux deux
laits qui devaient être coulés. Alors que nous avions tout disposé
pour placer le premier treillis, nous n'avons pu continuer ce
travail car nous ne disposions que du deuxième. Le premier ne
nous a été livré qu'à 17h00, heure à laquelle nous partions. Le
travail fût donc reporté au lendemain. Le déplacement des treillis
a été très fatigant. Nous étions quatre compagnons pour les déplacer
et c'était particuliairement lourd. Puis une fois disposés au
sol, nous les découpions à la forme désirée. Le béton pouvait
alors être coulé.

Coffrage
Cette
tâche demande une certaine expérience et c'est pourquoi j'ai aidé
les compagnons en leur apportant le matériel dont ils avaient
besoin. Nous avions à notre disposition des panneaux, des crabes
pour les assembler, des bastins, des tiges métalliques (teeth),
des fourreaux et des rondelles papillon pour ces tiges. Les panneaux
étaient assemblés les uns aux autres par les crabes, sorte de
pinces. Ils étaient maintenus dans leur position grâce à des bastins
cloués directement dessus. Les tiges métalliques assuraient la
résistance du coffrage face à la pression exercée par le béton
frais. Chaque panneau possède des petits trous pour laisser passer
ces tiges, si on ne les utilise pas un petit capuchon vient les
boucher. On place dans un premier temps un fourreau en plastique
perpendiculairement à deux panneaux parallèles. On y fait coulisser
la tige métallique qui est ensuite serrée à ses deux extrémités
par des rondelles papillons. Le coffrage ainsi réalisé, le ferraillage
peut être mis en oeuvre.
Ferraillage
La réalisation des armatures métalliques était sous-traitée sur
place. Il ne nous restait donc qu'à guider la grue pour placer
correctement les aciers dans le coffrage. Il fallait respecter
la tolérance minimale d'épaisseur de béton autour des aciers (5
cm). Si le massif comprenait des attentes particulières, nous
placions des parallépipèdes de polystyrène, faciles à enlever
une fois le béton sec. Le béton peut alors être coulé.
Le béton
Le
béton (pour de grandes quantités) nous était livré. La livraison
se faisait souvent en fin de journée, ainsi nous ne perdions pas
de temps et nous décoffrions le lendemain matin.Les opérations
se déroule comme suit : La toupie arrive, la grue l'attend avec
sa benne. Le béton est donc facilement transporté à l'endroit
désiré. Il est coulé et on y plonge un vibreur qui chasse les
bulles d'air et qui permet au béton d'occuper tout le volume du
coffrage. Le béton est coulé jusqu'à la hauteur désirée indiquée
au bleu sur les panneaux. La surface supérieure du massif est
alors passée à la règle pour effacer les irrégularités.
Décoffrage et rangement du chantier
Le décoffrage ne repose que sur le démontage du coffrage. Le
rangement de tous les éléments contribue à la propreté et à la
sécurité du chantier, ce que j'ai déjà évoqué. Le rangement du
chantier m'a souvent été confié.
Construction de tourelles d'étaiement
Cette
tâche m'a occupé avec trois autres compagnons pendant quatre jours.
Leur assemblage n'a constitué aucune difficulté. Ces tourelles,
hautes de 6.95 m, soutiennent les poutres et les prédalles. Elles
possèdent des paliers intermédiaires et des échelles pour accéder
à leur sommet.
Découpage d'aciers
Des poteaux préfabriqués ont été livrés sur le chantier. Pour
leur transport, ils possédaient des anneaux métalliques. Une fois
le poteau en place, il fallait naturellement supprimer ces anneaux
(pour la description de cette tâche, se référer au schéma suivant).

J'ai également effectué d'autres tâches qu'un ouvrier a l'habitude
de faire sur un chantier : le terrassement à la pelle, le plein
en gasoil des groupes électrogènes, le transport de matériaux
(sacs de ciment, parpaings), le broyage à la masse de blocs de
béton...
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