denel.com
Mémoires et thèse
Informations
Navigation

7. Les différentes tâches qui m'ont été confiées


Préparation d'un radier

Ce fut une des premières tâches qui m'a été confiée. J'ai d'abord travaillé sur le chantier du dégazeur qui devait être livré deux jours plus tard. Quand je suis arrivé sur le chantier quelques massifs sortaient du sol. Des fûts y étaient ancrés, ils attendaient les charpentes métalliques. Tout autour le sable avait été terrassé et tassé. Nous pouvions commencer le travail préparatoire avant de couler le béton. J'ai donc étendu un film plastique sur toute la surface à bétonner afin d'assurer l'étanchéité. Puis nous avons placé de façon régulière des gouttières en plastique de quelques centimètres de hauteur pour relever le treillis métallique afin que le béton puisse s'étendre en dessous. Il y avait deux types de treillis, d'épaisseurs différentes, correspondants aux deux laits qui devaient être coulés. Alors que nous avions tout disposé pour placer le premier treillis, nous n'avons pu continuer ce travail car nous ne disposions que du deuxième. Le premier ne nous a été livré qu'à 17h00, heure à laquelle nous partions. Le travail fût donc reporté au lendemain. Le déplacement des treillis a été très fatigant. Nous étions quatre compagnons pour les déplacer et c'était particuliairement lourd. Puis une fois disposés au sol, nous les découpions à la forme désirée. Le béton pouvait alors être coulé.


Coffrage

Cette tâche demande une certaine expérience et c'est pourquoi j'ai aidé les compagnons en leur apportant le matériel dont ils avaient besoin. Nous avions à notre disposition des panneaux, des crabes pour les assembler, des bastins, des tiges métalliques (teeth), des fourreaux et des rondelles papillon pour ces tiges. Les panneaux étaient assemblés les uns aux autres par les crabes, sorte de pinces. Ils étaient maintenus dans leur position grâce à des bastins cloués directement dessus. Les tiges métalliques assuraient la résistance du coffrage face à la pression exercée par le béton frais. Chaque panneau possède des petits trous pour laisser passer ces tiges, si on ne les utilise pas un petit capuchon vient les boucher. On place dans un premier temps un fourreau en plastique perpendiculairement à deux panneaux parallèles. On y fait coulisser la tige métallique qui est ensuite serrée à ses deux extrémités par des rondelles papillons. Le coffrage ainsi réalisé, le ferraillage peut être mis en oeuvre.


Ferraillage

La réalisation des armatures métalliques était sous-traitée sur place. Il ne nous restait donc qu'à guider la grue pour placer correctement les aciers dans le coffrage. Il fallait respecter la tolérance minimale d'épaisseur de béton autour des aciers (5 cm). Si le massif comprenait des attentes particulières, nous placions des parallépipèdes de polystyrène, faciles à enlever une fois le béton sec. Le béton peut alors être coulé.


Le béton

Le béton (pour de grandes quantités) nous était livré. La livraison se faisait souvent en fin de journée, ainsi nous ne perdions pas de temps et nous décoffrions le lendemain matin.Les opérations se déroule comme suit : La toupie arrive, la grue l'attend avec sa benne. Le béton est donc facilement transporté à l'endroit désiré. Il est coulé et on y plonge un vibreur qui chasse les bulles d'air et qui permet au béton d'occuper tout le volume du coffrage. Le béton est coulé jusqu'à la hauteur désirée indiquée au bleu sur les panneaux. La surface supérieure du massif est alors passée à la règle pour effacer les irrégularités.


Décoffrage et rangement du chantier

Le décoffrage ne repose que sur le démontage du coffrage. Le rangement de tous les éléments contribue à la propreté et à la sécurité du chantier, ce que j'ai déjà évoqué. Le rangement du chantier m'a souvent été confié.


Construction de tourelles d'étaiement

Cette tâche m'a occupé avec trois autres compagnons pendant quatre jours. Leur assemblage n'a constitué aucune difficulté. Ces tourelles, hautes de 6.95 m, soutiennent les poutres et les prédalles. Elles possèdent des paliers intermédiaires et des échelles pour accéder à leur sommet.


Découpage d'aciers

Des poteaux préfabriqués ont été livrés sur le chantier. Pour leur transport, ils possédaient des anneaux métalliques. Une fois le poteau en place, il fallait naturellement supprimer ces anneaux (pour la description de cette tâche, se référer au schéma suivant).


J'ai également effectué d'autres tâches qu'un ouvrier a l'habitude de faire sur un chantier : le terrassement à la pelle, le plein en gasoil des groupes électrogènes, le transport de matériaux (sacs de ciment, parpaings), le broyage à la masse de blocs de béton...

 

 

Dernière modification, le 11/07/2006