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Ma
première journée de stage a commencé par une formation de sécurité
au centre CLIPPER au Havre. En effet, il est demandé à tout le
personnel travaillant sur la zone industrielle d'obtenir une habilitation
sécurité N1 ou N2. Cette journée a été pour moi un premier contact
avec le monde ouvrier. La plupart de ces ouvriers (d'horizons
différents : soudeurs, électriciens...) était en recyclage, l'habilitation
N1 n'étant valable que trois ans. Nous avons donc abordé tous
les risques que nous étions susceptibles de rencontrer et les
attitudes à adopter en cas d'accident. Bien souvent il ne faut
pas répondre à ces instincts, par exemple en cas d'électrocution
on ne touche pas au corps de la victime ou quand un ouvrier qui
travaille dans un trou d'homme sur une raffinerie ne répond plus,
on va pas à sa rencontre. J'ai été quelque peu surpris par la
consigne qui nous a été donnée en cas d'incendie : ne pas essayer
d'éteindre le feu, aller prévenir les pompiers. J'ai à ce sujet
reçu un tout autre enseignement lors de ma PMS marine avec les
marins pompiers. Il nous était alors prescrit d'agir avec les
moyens appropriés et de maîtriser le feu (certes, à condition
d'être au moins deux). Les minutes pour ce genre d'incident
sont particulièrement décisives. A l'issue de cette journée, un
test de vingt questions m'a permis d'obtenir l'habilitation N1
qui m'était demandée pour accéder sur le site d'ELF-ATOCHEM.
Le jour de mon arrivée à ATOCHEM, j'ai du remplir une demande
de badge. Les entrées et les sorties à ATOCHEM sont contrôlées
par un passage obligatoire par des portillons qui s'ouvrent quand
on présente son badge magnétique. J'aurai encore reçu des consignes
de sécurité propre à ce site industriel pendant une heure. Nous
subissions de la part d'ATOCHEM une pression constante afin de
correctement appliquer les consignes de sécurité. Cela est nécessaire.
Je vais donc présenter les différentes règles de sécurité que
nous appliquions pour travailler :
Les véhicules devaient avoir un pot d'échappement équipé d'un
filtre anti-étincelles. Il était interdit de fumer sur le site.
Les ouvriers devaient manger à l'extérieur du centre industriel.
Ils devaient porter casque, manches longues, lunettes et chaussures
de protection.Mais la sécurité sur un chantier de travaux publics
ne s'arrête pas à cela. Nous recouvrions tous les aciers qui dépassaient
des massifs en béton d'un capuchon orange luminescent. Le chantier
était entouré de barrières et des gardes corps étaient présents
pour parvenir à toute chute dans le vide. La sécurité s'est aussi
ne pas prendre de risques. On ne se place donc pas sous des charges
déplacées par la grue, on ne stationne pas dans la zone d'évolution
d'engins et on porte un harnais pour des travaux en hauteur. La
sécurité nous oblige aussi à avoir un chantier propre et j'y ai
souvent travaillé. On consacre ainsi une partie de son temps à
ranger le chantier, ce qui présente à long terme un gain de temps
car tout le matériel est regroupé. Quand on décoffre, on range
au même endroit, de façon ordonné les panneaux, les teeth, les
papillons et les bastins dont on aura arraché les clous. Il y
avait également deux bennes à ordures (déchets métalliques et
déchets banaux) que nous remplissions. Nous étions régulièrement
contrôlés par des membres du personnel d'ATO afin de vérifier
que nous respections bien ces règles.
Un jour, alors qu'il déplaçait sa PPM A350, un grutier a arraché
puis traîné sur une dizaine de mètres une barrière de chantier,
suite à une panne de son patin hydraulique. Un agent de sécurité
était alors présent, il aura sanctionné le grutier en l'interdisant
de pénétrer dans le complexe industriel pendant trois jours.
Les risques d'accident sur le chantier sont constamment présents.
Aucune négligence n'est tolérable. La prudence quand on travaille
est vraiment nécessaire et c'est pourquoi les entreprises imposent
beaucoup de règles de sécurité sur le chantier et veillent à ce
que les ouvriers travaillent dans les conditions les plus sûres.
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