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8. L'avancement du chantier


Pour la réalisation de cet ouvrage, la solution technique qui a été retenue, fut l'assemblage d'éléments préfabriqués. J'ai eu la chance de pouvoir suivre toute les phases importantes de ce chantier. Quand je suis arrivé, quelques massifs émergeaient du sol. Les étapes préalables m'ont été présentées.

La zone industrielle se situe sur d'anciens marécages qui ont été remblayés et le sol y est essentiellement composé de sable et de vase. De plus la présence de la Seine conduit à la présence d'une nappe phréatique qui se situe à une profondeur d'un mètre. Les premiers travaux demandent donc de s'équiper de pompes pour un rabattement de nappe. Il est aussi nécessaire que tout édifice s'appuie sur une série de pieux s'enfonçant à une dizaine de mètres pour atteindre une couche saine. Des massifs viennent alors surmonter ces pieux et des longrines assurent la cohésion de l'ensemble. Puis intervient un terrassement superficiel. C'est à cette phase que j'ai commencé à travailler.


L'option d'éléments préfabriqués doit normalement accélérer l'exécution des travaux. Mais la négligence du sous-traitant nous a ici retardés. En effet, l'entreprise chargée de fabriquer les poteaux, n'a pas correctement disposé les aciers d'ancrage qui se situent à la base de chaque poteau. Alors que le GCH s'était attardé à précisément espacer les attentes dans les massifs, il était alors impossible d'y encastrer les poteaux. Le sous-traitant est venu sur le chantier pour constater les faits. Le problème fut que nous avons pris une semaine de retard dans les travaux et que nous risquions de fortes pénalités pour ce retard. Il fallait en effet percer tous les massifs. Pour chaque massif, six trous d'un mètre de profondeur, demandaient à deux compagnons, qui travaillaient au marteau pneumatique, une demie journée. Le sous-traitant aura finalement payé les heures de travail supplémentaires, nécessaires à compenser son erreur. Les poteaux sont alors installés avec la grue comme l'explique le schéma, page 16. Ils sont ensuite maintenus en position par étaiement jusqu'au scellement définitif. Les poutres ont rapidement été mises en place. Comme pour les prédalles qui ont suivi, elles étaient soutenues par des tourelles d'étaiement. Nous disposions d'une nacelle mobile qui facilitait les accès au sommet des poteaux. Une fois les poutres clavetées, les prédalles furent posées. C'est à ce moment que j'ai quitté le chantier.

Ces prédalles avaient une épaisseur de 7 cm et devaient être recouvertes de 23 cm de béton. Je suis repassé sur le chantier une semaine plus tard pour présenter mes photos au Conducteur de Travaux et saluer les Compagnons. Le béton avait été coulé, il ne restait plus que le radier à faire. J'ai donc pu suivre toutes les étapes de la réalisation d'un ouvrage sur le chantier. Cette expérience me permet aujourd'hui, quand je rencontre des ouvrages du même type, d'imaginer les différentes phases de leur construction.












1. Les poteaux préfabriqués sont livrés puis stockés sur le chantier à l'horizontal.


2. Nous profitons de la présence de deux massifs qui dépassent du sol pour redresser les poteaux sans tordre les aciers.






3. Les poteaux sont soulevés à une extrémité par la grue.






4. Le poteau ainsi soulevé se retrouve en position verticale sans dommage causé aux aciers.

Dernière modification, le 11/07/2006