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Pour
la réalisation de cet ouvrage, la solution technique qui a été
retenue, fut l'assemblage d'éléments préfabriqués. J'ai eu la
chance de pouvoir suivre toute les phases importantes de ce chantier.
Quand je suis arrivé, quelques massifs émergeaient du sol. Les
étapes préalables m'ont été présentées.
La zone industrielle se situe sur d'anciens marécages qui ont
été remblayés et le sol y est essentiellement composé de sable
et de vase. De plus la présence de la Seine conduit à la présence
d'une nappe phréatique qui se situe à une profondeur d'un mètre.
Les premiers travaux demandent donc de s'équiper de pompes pour
un rabattement de nappe. Il est aussi nécessaire que tout édifice
s'appuie sur une série de pieux s'enfonçant à une dizaine de mètres
pour atteindre une couche saine. Des massifs viennent alors surmonter
ces pieux et des longrines assurent la cohésion de l'ensemble.
Puis intervient un terrassement superficiel. C'est à cette phase
que j'ai commencé à travailler.
L'option
d'éléments préfabriqués doit normalement accélérer l'exécution
des travaux. Mais la négligence du sous-traitant nous a ici retardés.
En effet, l'entreprise chargée de fabriquer les poteaux, n'a pas
correctement disposé les aciers d'ancrage qui se situent à la
base de chaque poteau. Alors que le GCH s'était attardé à précisément
espacer les attentes dans les massifs, il était alors impossible
d'y encastrer les poteaux. Le sous-traitant est venu sur le chantier
pour constater les faits. Le problème fut que nous avons pris
une semaine de retard dans les travaux et que nous risquions de
fortes pénalités pour ce retard. Il fallait en effet percer tous
les massifs. Pour chaque massif, six trous d'un mètre de profondeur,
demandaient à deux compagnons, qui travaillaient au marteau pneumatique,
une demie journée. Le sous-traitant aura finalement payé les heures
de travail supplémentaires, nécessaires à compenser son erreur.
Les poteaux sont alors installés avec la grue comme l'explique
le schéma, page 16. Ils sont ensuite maintenus en position par
étaiement jusqu'au scellement définitif. Les poutres ont rapidement
été mises en place. Comme pour les prédalles qui ont suivi, elles
étaient soutenues par des tourelles d'étaiement. Nous disposions
d'une nacelle mobile qui facilitait les accès au sommet des poteaux.
Une fois les poutres clavetées, les prédalles furent posées. C'est
à ce moment que j'ai quitté le chantier.
Ces
prédalles avaient une épaisseur de 7 cm et devaient être recouvertes
de 23 cm de béton. Je suis repassé sur le chantier une semaine
plus tard pour présenter mes photos au Conducteur de Travaux et
saluer les Compagnons. Le béton avait été coulé, il ne restait
plus que le radier à faire. J'ai donc pu suivre toutes les étapes
de la réalisation d'un ouvrage sur le chantier. Cette expérience
me permet aujourd'hui, quand je rencontre des ouvrages du même
type, d'imaginer les différentes phases de leur construction.

1. Les poteaux préfabriqués sont livrés puis stockés sur le chantier
à l'horizontal.
2. Nous profitons de la présence de deux massifs qui dépassent
du sol pour redresser les poteaux sans tordre les aciers.
3. Les poteaux sont soulevés à une extrémité par la grue.
4. Le poteau ainsi soulevé se retrouve en position verticale sans
dommage causé aux aciers.
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