4.2.a. L'analyse des quantités.
L'analyse des quantités est la reconnaissance du site par la
détermination géométrique des différents déblais et remblais du
tracé. Cette étape s'appuie dans un premier temps sur l'épure
qui est la pièce à partir de laquelle a été menée l'étude du marché.
Il est donc possible d'associer à chaque déblai et remblai un
volume à terrasser.
Au
fur et à mesure de la définition du projet, le client nous fournissait
les listings des cubatures, appelés "cubex". Ces listings des
cubatures sont la définition géométrique du projet. Ils présentent
profil par profil un levé du terrain naturel, les côtes du terrain
naturel décapé, de l'assise, du projet et de la couche de forme.
Ils permettent au Service de Topographie, par la saisie de ces
données (coordonnées des points particuliers) de dessiner, avec
des logiciels comme Autocad ou Automap les profils en long, les
profils en travers et les vues en plan du projet. Ces documents
établis, les brigades de topographes peuvent implanter les piquets
d'entrée en terre ou de pied de talus. Les listings des cubatures
donnent les coordonnées des points du projet en trois dimensions.
La puissance des outils informatiques utilisés en topographie
permet de visualiser le projet dans l'espace par un maillage des
différentes surfaces. Il est même possible d'envisager un habillage
des surfaces (végétation...) et des animations (rotation, translation...).
La vue du remblai R928, dit de l'Oeuf (ruisseau qui coule à cet
endroit) est présentée en Annexe III. Ce remblai est un remblai
de grande hauteur qui est caractérisé par ses risbermes et une
technique particulière de construction.
Les informations fournies par les listings des cubatures que j'ai
utilisés m'ont permis de calculer les volumes de chaque déblai
et remblai. La démarche a consisté à déterminer les limites de
déblai ou remblai ; c'est-à-dire les profils de début et de fin
d'ouvrage. Les profils sont distants de trente mètres. Les cubex
donnent à chaque profil un volume partiel et un volume cumulé.
Le volume partiel correspond à une longueur de trente mètres de
projet centré sur le profil considéré. Il reste donc à faire la
différence des volumes cumulés des profils encadrant un déblai
ou un remblai pour connaître ces caractéristiques géométriques.
Les seules précautions à prendre dans cet exercice sont la discontinuité
dans les cubex et l'ignorance des ouvrages. Les cubex nous parvenant
en fonction de la définition du projet, les volumes cumulés repassent
à zéro au début de chaque nouveau listing, ce qui entraîne une
discontinuité. Les cubex ignorent les ouvrages. Lorsqu'il s'agit
d'un passage inférieur dans un remblai, le volume correspondant
est négligeable. Une attention particulière a été portée pour
les viaducs de la RN7 et du canal de Briare, pour lesquels les
volumes entre le projet et le terrain naturel sont importants.
L'exploitation des cubex a tenu compte de cette remarque dans
le calcul des volumes des remblais R662 et R689 en repérant les
profils encadrant ces viaducs. L'Annexe II présente des synoptiques
et une carte du projet, ce qui permet de préciser le nom et la
position de chaque ouvrage. En Annexe IV, deux extraits des cubex
sont joints. Ils correspondent aux deux profils extrêmes du déblai
D770. Les informations utilisées à la reconnaissance géométrique
sont situées en bas de chaque listing. Cette démarche ainsi décrite,
il m'a été possible de calculer les volumes théoriques des déblais,
remblais et ouvrages annexes (bassins, rétablissements...) du
projet. La connaissance des capacités des déblais et des besoins
des remblais est la base du mouvement des terres. Une démarche
similaire est adoptée pour le mouvement de terre végétale. Les
travaux de terrassement commencent en effet par le décapage de
la terre végétale avec une mise en dépôt puis ils se terminent
par une reprise de cette terre pour une végétalisation des talus.
Le mouvement de terre végétale ne sera pas abordé dans ce mémoire.
Cette étape de mon stage a contribué à la définition des données
géométriques du mouvement des terres.
4.2.b. La comparaison épure cubex.
Les documents de base dont nous disposions au démarrage du chantier
étaient ceux de l'épure marché, le mouvement de terres et le planning
de l'appel d'offre. Ces documents ont un caractère très théorique
mais ils restent une référence sûre dans le travail du Service
des Méthodes. Le projet a connu quelques modifications par rapport
à l'étude. Le mouvement de terres a été fait à l'aide d'un logiciel
informatique "MVTR". Ce logiciel donne une solution scientifique
du mouvement de terres en minimisant les moments (le produit quantité
x distance). Pour obtenir une solution acceptable lors d'un appel
d'offres, les contraintes sont limitées. Le nombre de natures
de sol est de trois (remb1, remb2 et remb3) et les coupures dans
le trafic des engins ne tiennent compte que des principaux ouvrages.
Les premiers retours du laboratoire, l'appréciation du site, l'obtention
(ou non) de nouveau dépôt, des modifications dans le projet (abandon
d'aires de service ou nouvelles côtes du tracé) sont des paramètres
qui vont conduire à un nouveau mouvement des terres. Une comparaison
géométrique de l'étude et du listing des cubatures fixera les
orientations du nouveau mouvement de terres. Cette comparaison
a permis de constater que les volumes de déblais et remblais avaient
baissé dans des proportions comparables. Ce déficit n'a pas impliqué
d'apport extérieur supplémentaire de matériaux mais une augmentation
des moments. Ces premières constatations ont eu des incidences
sur la politique du chantier. La rémunération n'allait plus être
la même (détail estimatif, prix du mètre cube de déblai ou de
remblai). L'augmentation des distances allait affecter le choix
du matériel. Cette comparaison géométrique est nécessaire pour
la prise de décision du Directeur de Chantier durant la phase
de démarrage. Cette étape a fixé les orientations de l'élaboration
du mouvement de terres.
4.2.c. L'exploitation des documents émis par le Laboratoire
de Géotechnique.
Le calcul des quantités de chaque classe de matériaux rencontrée
dans un déblai. Ce calcul s'est fait à partir des profils en long
géotechniques et des cubex.
La démarche a consisté à mesurer à chaque profil en travers l'épaisseur
et la position de chaque couche de matériaux.

Schéma 1 : profil en travers type.
On considère un profil en travers de déblai type. C'est à dire
une section trapézoïdale avec une largeur de plate forme de trente
mètres avec des talus de pente à 2/1 (schéma 1).
La section trapézoïdale considérée a pour surface :
S=H x (30+2H)
Les cubex fournissent pour un profil considéré un volume de déblai
de trente mètres de long centré sur le profil.
soit V=S x 30

Schéma 2 : couche de matériaux situés entre les profondeurs
h1 et h2.
La couche de matériaux située entre les profondeurs h1 et h2 a
pour surface suivant le profil en travers du schéma 2 :
[30+4 x (H-h1)]+[30+4 x (H-h2)]
s=------------------------------------------ x (h1-h2)
2
et le volume de la couche considérée est :
v=s x 30
Connaissant V (volume du cubex donné à chaque profil), mesurant
h1 et h2, supposant que la couche est centrée sur le profil et
qu'elle a une longueur de trente mètres, on calcule pour chaque
déblai la quantité de matériaux suivant la classification GTR
en distinguant leurs états hydriques.
Cette méthode a quelques limites mais elle constitue une bonne
approximation des quantités géotechniques du chantier. Le profil
en travers type adopté ne tient pas compte des redans pour les
déblais de grande profondeur. Pour le déblai de grande profondeur,
les sondages ne descendent pas plus loin que cinq mètres (limite
de bras de pelle hydraulique) et par conséquent nous manquions
d'informations. Les hypothèses concernant les PST (parties supérieures
des terrassements) ont été faites à partir des document du marché.
Des précisions seront donc à apporter sur ces deux points lorsque
l'avancement des travaux permettra de mener des études géotechniques
complémentaires. Le profil en long géotechnique présente une coupe
de terrain centrée sur l'axe autoroutier et l'hétérogénéité géotechnique
nous laisse présumer que les lentilles de matériaux ne s'étendent
pas sur toute la largeur d'un profil en travers.
Enfin le calcul du volume d'une couche suppose que celle-ci est
centrée sur le profil où les mesures de profondeurs sont faites
et qu'elle s'étend sur trente mètres. La base de ces calculs est
la lecture des coupes géotechniques sur lesquelles apparaissent
différentes classes GTR et états hydriques.
L'Annexe V présente le profil en long géotechnique du déblai D770.
Les quantités qui ressortent de cette approximation de calcul
peuvent servir d'hypothèses à l'élaboration d'un mouvement de
terres et peuvent donner une idée sur les quantités de chaux et
de liant dans le cadre d'une étude de traitement des matériaux.
La synthèse de ces calculs, qui pourraient être assimilés à "scanner"
les profils en long géotechniques, est reportée pour chaque déblai
dans les fiches suivantes, intitulées "Conditions minimales de
réutilisation en remblai courant". A chaque volume, on trouve
les volumes de purge (PST ou matériaux impropres), les moyens
d'extraction, les recommandations de traitement et l'utilisation
possible de ces matériaux.
Les fiches qui suivent, constituent les hypothèses du mouvement
de terres.
4.2.d. Fiches de conditions de réutilisation des matériaux en
remblais courant.
Les moyens d'extraction, les possibilités de réutilisation des
matériaux et les recommandations de traitement sont des informations
qui sont fournies par le Laboratoire. Elles apparaissent dans
les dossiers de reconnaissance géotechnique complémentaire. Elles
sont établies pour chaque type de matériaux suivant son état hydrique
et sont la synthèse du GTR.
L'Annexe XI présente ces recommandations pour le déblai D770.
Pour établir les fiches de conditions de réutilisation minimales
des matériaux en remblais courant, nous avons considéré que les
travaux s'effectueront dans des conditions météorologiques normal.
C'est-à-dire ni pluie ni évaporation importante, ce qui paraît
le plus raisonnable. Ces fiches se limitent à rapporter les informations
du laboratoire présentes dans les grilles de décision. Elles informent
sur la quantité théorique de chaque classe de matériaux.
La fiche du déblai D770 est présentée dans ce mémoire à titre
d'illustration. Les autres fiches que j'ai réalisées et qui concernent
tous les autres déblais du chantier sont rassemblées dans l'Annexe
XII.
4.2.e. Les besoins particuliers du chantier.
La classification des matériaux fait apparaître des matériaux
impropres à la réalisation des remblais. Il s'agit des matériaux
A4 quel que soit leur état hydrique et tout type de matériaux
d'état hydrique th (très humide). Comme ils se rencontrent dans
des déblais, il faut des dépôts pour les stocker après leur extraction.
Les dépôts ont la double fonction de pouvoir accueillir les matériaux
impropres de façon définitive et la terre végétale de façon temporaire.
La terre végétale sera ensuite reprise pour la végétalisation
des talus et l'excédent fermera les dépôts qui pourront être remis
en culture.
Des dépôts avaient été définis par le client, mais dans un souci
de minimiser les distances il était souhaitable,pour certaines
zones d'en trouver d'autres. J'ai donc parfois accompagné Hugues
ANSART dans ses démarches auprès des exploitants agricoles. Les
exploitants qui donnaient leur accord, signaient une convention
nous autorisant (après l'approbation du client) à "convertir"
un de ses terrains en dépôt, SAPRR les indemnisant durant la période
de non-exploitation (les dépôts étant restitués exploitables à
leur fermeture, c'est-à-dire modelés et revégétalisés). Les exploitants
nous accueillaient de façons très contrastées, suivant qu'ils
avaient plus ou moins bien vécu le remembrement. Il fallait donc
faire preuve de tact et de finesse pour obtenir un dépôt. Ainsi
nous leur proposions des solutions acceptables, qui associées
à l'indemnité d'inexploitation temporaire devenaient alors intéressantes.
Ces solutions consistaient par exemple à reboucher une marnière,
à remodeler un terrain ou faire apparaître un dépôt comme un merlon
antibruit.
Le dépôt est dans un premier temps décapé. La terre végétale est
mise en cordon. Les matériaux impropres peuvent alors y être stockés.
Les dépôts peuvent également servir à stocker la terre végétale,
car il n'est pas toujours possible de placer les produits de décapage
dans les emprises.
L'obtention de dépôt nous laissait donc plus de marge dans l'élaboration
du mouvement de terres. Il fallait ensuite fixer la capacité d'accueil
de matériaux de chacun.
Le projet autoroutier coupe plusieurs ruisseaux. Ainsi les pieds
de remblais à ces endroits sont considérés en zone inondable jusqu'à
la côte PHE (plus hautes eaux) plus 1,00 m. Le recensement de
ces zones et le calcul du volume de remblai en zone inondable
à partir des profils en long et des vues en plan ont permis de
déterminer les besoins en matériaux à placer en zone inondable.
L'Annexe VII présente le profil en long et la vue en plan des
remblais situés aux abords du ruisseau de l'Ousson.
Par exemple pour les remblais R758 et R763 le calcul des volumes
de remblais situés en zone inondable conduisent aux besoins en
matériaux suivants :
R758 11 960 m3 de matériaux ZI.
R763 20 600 m3 de matériaux ZI.
D'autres besoins qui nécessitent des caractéristiques particulières
des matériaux sont à considérer. Il s'agit des blocs techniques.
Ils correspondent à une couche de 1,00 mètre de matériaux à placer
au-dessus des ouvrages hydrauliques pour assurer la traficabilité
des engins et supporter le remblai.
Enfin certains matériaux sont plus aptes que d'autres à être placés
dans un remblai de grande hauteur (>5m ou >10m).
Il a également fallu prendre en compte les matériaux de couche
de forme. Pour se conformer aux exigences du client, ces matériaux
seront de la classe B5 ou B6, type sable argileux et seront issus
de préférence des déblais D681 et D923.
Ces besoins particuliers établissent les conditions que doivent
présenter les matériaux à placer en remblai lors de l'élaboration
du mouvement de terres.
4.2.d. Elaboration du nouveau mouvement de terres.
Après la connaissance des capacités des déblais et la détermination
des besoins des remblais, l'élaboration du mouvement de terres
passe par l'analyse des contraintes liées au chantier.
Les ouvrages sont des obstacles qui vont couper les terrassements
durant leur réalisation. Certains mêmes, une fois réalisés, ne
tolèrent que la circulation de camions semi-remorque (viaduc de
la RN7 à Briare). Ces contraintes prennent toute leur dimension
dans l'élaboration du planning. C'est pourquoi le mouvement de
terres doit tenir compte de ces contraintes et doit intégrer le
phasage associé à la réalisation, au risque d'augmenter les délais.
Les grandes coupures sont principalement le Canal de Briare et
la RN7 au nord de Briare. Il faut aussi considérer les départementales,
les voies communales et les rivières qui devront être déviées
de façon provisoire avant d'être rétablies après la construction
des ouvrages spécifiques (PS, PI et OH).
Le chantier est alors subdivisé en différentes zones sur lesquelles
le mouvement de terres se referme. Ceci permet de simplifier la
démarche en la décomposant en considérations plus limitées. On
évite ainsi de reporter un déficit qui entraînerait pour la fermeture
du mouvement de terres des distances de transport importantes.
Le mouvement de terres global se fait ensuite "à la main" selon
le principe des "vases communiquants". Ainsi l'exercice consiste
t'il dans un premier temps à dessiner sur un profil en long des
flèches du mouvement de terres. On examine un déblai en connaissant
les besoins du remblai. On "pioche" dans le déblai le plus proche
en matériaux appropriés, jusqu'à épuisement des bons matériaux.
Les matériaux impropres restant du déblai ainsi entamé, sont orientés
vers le dépôt le plus proche. Si le remblai n'est encore "rempli"
avec le déblai considéré, on continue avec le plus proche. C'est
une méthode quelque peu empirique qui permet d'aboutir à un mouvement
de terre acceptable.
Certains principes sont toutefois respectés :
* dans le choix d'un déblai pour l'affectation des matériaux à
un remblai, on s'inspire du sens du mouvement de terre du marché
qui a été établi de façon scientifique,
* on évite de croiser les matériaux (un mouvement plus simple
existe) à moins que ce croisement ne soit lié à un phasage particulier,
* on divise le chantier en plusieurs zones afin de combler les
déficits par les zones d'emprunt les plus proches et d'éviter
des distances de transport trop grande au final.
On arrive ainsi à un premier mouvement, une sorte de brouillon
que l'on met au propre sous forme de listing. Alors commencent
les premiers calculs de fermeture. Quelques mouvements sont revus
puis le mouvement de terre est dessiné en D.A.O.(Autocad) de façon
très schématique.
Le listing informatique du mouvement de terre permet de calculer
les moments et les distances de transport moyennes propres à chaque
type de matériel.
Le matériel est choisi en fonction de la distance de transport,
du type de matériaux, de la tâche à réaliser.
Ainsi pour la dernière version du mouvement de terres faites en
considérant les modifications de projet, les derniers cubex et
la reconnaissance géotechnique complémentaire, on obtient les
résultats suivants :
|
Matériel
|
Cube m3
|
Moment m3.km
|
distance moyenne m
|
|
Scrap
|
1 095 278
|
699 434
|
639
|
|
Grosse Pelle
|
2 437 488
|
5 362 552
|
2 200
|
|
Pelle Moyenne
|
936 949
|
627 187
|
669
|
|
Total
|
4 469 715
|
6 689 174
|
1 497
|
|
En comparaison le mouvement de l'épure donnait :
|
|
Cube m3
|
Moment m3.km
|
distance moyenne m
|
|
Total
|
5 239 100
|
5 101 363
|
1 027
|
|
Les cubes ont diminué et les distances ont augmenté Ces sont les
conséquences de la nouvelle définition du projet, d'un nouveau
choix de matériel et d'une meilleure connaissance du terrain.
Le mouvement de terres doit être un document synthétique. Mais
dans un souci de simplifier ce document, j'ai créé en concertation
avec le responsable des méthodes des fiches de destinations des
matériaux. Elles ont pour but de canaliser les travaux dans le
sens du mouvement de terres. Le mouvement de terres est un document
généraliste qui traite tout le chantier. Une optimisation et une
stratégie de travail interviennent ensuite sur chantier pour réaliser
concrètement les terrassements. Ces fiches ont une grande importance
le service des travaux. Elles fournissent des informations sur
la capacité des déblais et les objectifs à remplir les phases
de chantier. Un non-respect des indications de ces fiches risque
de faire diverger les travaux du mouvement de terre prévisionnel.
La fiche d'utilisation des matériaux du déblai D770A est donnée
ci-après à titre d'exemple de présentation.. Toutes les autres
fiches que j'ai réalisées peuvent être consultées à l'Annexe XV.
Elles résument le mouvement de terre.
4.2.e Détermination des échelons associés.
Ci-après une présentation des échelons type utilisés sur ce chantier.
Echelon
de Grosse Pelle pour du déblai grande masse :
· Pelle type CAT 375
· Engin de transport Dumper CAT 769
· Engin d'accompagnement niveleuse CAT 14G
· Engin de mise en oeuvre D7 + Compacteur
Rendement considéré pour l'étude :
Jour 3 000 m3
Poste 5 500 m3
Echelon Pelle moyenne pour décapage ou déblai petite masse :
· Pelle type CAT 330
· Engin de transport tombereau articulé CAT D350 ou Volvo A35
· Engin d'accompagnement niveleuse CAT 14G
· Engin de mise en oeuvre D5 + Compacteur
Rendement considéré pour l'étude :
Jour 1 600 m3
Echelon
de SCRAP pour décapage ou déblai grande masse :
· Bull type D10
· Engin de transport Scrap CAT 631
· Engin d'accompagnement niveleuse CAT 14G
· Engin de mise en oeuvre D5 + Compacteur
Rendement considéré pour l'étude :
Jour 4 800 m3 Poste 5 500 m3
Echelon de traitement :
· Epandeur de chaux ou de ciment type Panien
· Pulvimixeur à arbre horizontal type Raco 350
Rendement considéré pour l'étude :
Traitement PST (1/2 Plate forme) : Jour 400 ml
4.2.f. Planning.
C'est la suite logique au mouvement de terres. Ces deux taches
sont extrêmement complémntaires car le mouvement de terre sous-entend
des phasages particuliers que le planning fait apparaître. Pour
des chantiers linéaires on a l'habitude de représenter le planning
sous la forme d'un "planning chemin de fer".
En abscisse, on représente la distance et en ordonnée, le temps.
Il est donc possible de connaître à tout moment, quel est l'avancement
d'un échelon (comme les sociétés de chemin de fer faisaient pour
déterminer le cheminement des trains).
Ce type de représentation permet de visualiser tout le chantier
et les ouvrages annexes, qui ponctuels, apparaissent comme des
traits verticaux infranchissables durant leur réalisation. Le
planning a été établi à partir des rendements d'échelon précités
et sur des semaines à jours de travail prévisibles. Son calcul
s'appuie sur le mouvement de terres. Impliquant la réussite du
chantier, il a été réalisé par des spécialistes qui ont suivi
les orientations de la Direction de Chantier. Ce planning réalisé
par Daniel Palin et Hugues Ansart est joint en Annexe XVI à titre
d'accompagnement du mouvement de terres. Ma participation dans
ce planning a consisté à établir la dernière version sur Autocad.
|